Dans un monde de plus en plus conscient des enjeux environnementaux, le terme "bilan carbone" est sur toutes les lèvres. Mais que signifie-t-il réellement et pourquoi est-il si crucial pour les entreprises et les individus ?
C'est quoi le bilan GES ?
Le bilan GES est une méthode de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par une activité, une organisation ou un individu. Il prend en compte l’ensemble des émissions directes (comme celles provenant de la combustion de carburants) et indirectes (telles que celles associées à la production d’électricité ou aux déplacements professionnels) pour offrir une vision globale de l’impact environnemental.
Les principaux gaz à effet de serre :
- Le dioxyde de carbone (CO2)
- Le méthane (CH4)
- Le protoxyde d'azote (N2O)
- Les hydrofluorocarbures (HFC)
- L'hexafluorure de soufre (SF6)
- Les perfluorocarbones (PFC)
Les émissions de CO2 sont calculées selon la quantité consommée multipliée par le facteur d'émission. Un facteur d'émission est un coefficient permettant de convertir les données d'activité en émissions de GES. Dans une optique d’accompagner les entreprises, l’ADEME permet de trouver une base de données vérifiée, la Base Empreinte. Cette dernière réunit une multitude d’informations, dont les facteurs d’émissions. La base de données est alimentée au fur et à mesure des avancées de la recherche.
Le bilan GES vs le Bilan Carbone®️ ?
Le bilan carbone est une méthodologie créée par Jean-Marc Jancovici et reprise par l’ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) en 2004. Cette méthode encadre le calcul, les bases de données, les scopes comptabilisés.
Le bilan GES, quant à lui, est obligatoire. Il se différencie également par le périmètre pris en compte : le scope 1 et le scope 2 sont obligatoires, et le scope 3 est recommandé.
Mais du coup, pourquoi faire un bilan GES ?
- Pour respecter la réglementation :
Certaines entreprises sont dans l’obligation de faire un bilan GES. Mais lesquelles ?
Selon l’article L.229-5 du code de l’environnement en vigueur du 25 octobre 2023 au 1ᵉʳ janvier 2025, le bilan GES est obligatoire pour :
> Les entreprises de plus de 500 salariés, quel que soit leur secteur d’activité ;
> Les personnes morales de droit public de plus de 250 employés ;
> Les collectivités de plus de 50 000 habitants.
Depuis le décret du 1ᵉʳ juillet 2022, les bénéficiaires du Plan France Relance sont également concernés :
> Les entreprises de 250 et plus salariés sont tenues de faire un bilan carbone simplifié avant fin 2022.
> Les entreprises de 50 à 250 salariés sont tenues de faire un bilan carbone simplifié avant fin 2023.
- Pour hiérarchiser son action :
La mise en place d’un bilan carbone permet à l’entreprise de réunir un ensemble de données lui permettant d’estimer son impact et les pôles les plus émetteurs. Par conséquent, l’entreprise pourra hiérarchiser ses leviers d’actions, plus ou moins difficiles à mettre en place au regard des ressources à disposition (temps, humains, financiers).
- Pour renforcer l’image de marque :
Les consommateurs et les partenaires commerciaux sont de plus en plus attentifs aux pratiques environnementales des entreprises. En communiquant de manière transparente sur les actions mises en place pour réduire son empreinte carbone, une entreprise peut renforcer son image de marque et se différencier positivement sur le marché. Cet engagement peut également attirer des investisseurs soucieux de l’environnement.
- Pour améliorer la performance énergétique :
En réalisant un bilan carbone, les entreprises peuvent identifier des opportunités pour améliorer leur efficacité énergétique. Cela peut inclure l’optimisation des processus de production, la réduction des déchets ou l’investissement dans des technologies plus propres. Ces améliorations non seulement réduisent les émissions de GES, mais peuvent également entraîner des économies financières significatives.
